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The Doors
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Quand on évoque le nom des Doors, il est impossible d'être objectif tant ce groupe a suscité des passions. On doit se poser pourtant la question: pourquoi, les groupes contemporains des Doors n'offrent qu'un intérêt historique alors que ceux des Doors demeurent modernes? Car c'est bien d'une modernité intemporelle qu'il s'agit. C'est véritablement l'ultime groupe de Blues des cette fin de siècle (XX). Un blues hors norme qu ne s'égare point, porté par l'orgue basse Fender de Manzarek et la guitare de Gibson SG de Krieger; un blues auquel colle la voix sombre et vénéneuse de James Douglas alias Jim Morrison.
The Doors - 1967 
Le Blues donc, qu'on retrouve dès ce premier album avec "Back Door Man" de ce bon gros Willie Dixon. Le blues. Brut, parfois, sublimé le plus souvent. Je ne raconterai pas ici la formation du groupe mais il faut bien comprendre que nombreux titres figurant sur cette première galette, sont déjà joué en Live avant mêm sa sortie, tels les désormais classiques "Light My Fire", "When The Music' Over", "The End", court poème, enrichi chaque soir d'une ou deux phrases supplémentaires. C'est après avoir signé avec Elektra que le groupe enregistre en quinze jours le premier album, The Doors. Ce manifeste est de loin supérieur aux habituelles premières productions et annonce la carrière à venir: le blues classique "Back Door Man", une perle bluesy rageuse intemporelle "Light My Fire", la culture revue et corrigée par Morrison "Alabama Song" et à la fin la déclamation du drame obsessionel inspiré par un monde apocalyptique, avec paricide et inceste: "The End".
Avec les Doors, le Blues est revisité, un blues nourri et récité par les trois musiciens, capables de laisser filer le tempo au_delà du carcan réglementaire, et par un chanteur, âme chevillé au blues. Par la suite, ils seront nombreux à chercher vainement la clef de cette alchimie céleste, oubliant simplement le blues. Son assise sensuelle.
Strange Days - 1967
Le premier album avait permis aux Doors de se forger un nom, mais mieux encore un son et une identiteé propre. Le son, identifiable entre mille; des intros à la Kinks, sur deux accords, des dentelles baroques à l'orgue de Manzarek, et des paroles qui introduisaient Freud dans le talkin'blues. Après cela les Doors enchaînent les tournées et dès l'été 1967 sort Strange Days, album composé de blues-rock puissants, aux beaks succéssifs ponctués par les solos tranchants de Robbie Krieger ("Love Me Two Time", "Moonlight Drive"). Avec l'incisif "People Are Strange", la pièce maîtresse demeure cependant "When The Music's Over", ballade psychédélique reposant sur deux accords de basse et surfilée par une guitare scalpel. Morrison grave alors une de ses tirades définitives: "Nous voulons le monde et nous le voulons...maintenant". En plein explosion hippie et avec l'opposition croissante à la guerre au Viêt-nam, cela suffit à l'adouber comme un des princes du chaos.
Waiting For The Sun - 1968 
On avait laissé les Doors, avec Strange Says, en plein apogée. Le succès faisant, le groupe ne tarda pas à observer certains tensions en son sein. C'est dans ce contexte houleux que le groupe enregistre leur troisème album Waiting For The Sun. Cet album est bâti sur des chansons d'amour, dont le ravageur "Hello, I Love You" (démarquage à peine voilé du "All Day And All Of The Night" des Kinks, qui déçoit les tenants d'un rock engagé. L'album semble être un album de compromis et surtout d'âpres discussions. En témoigne l'éviction du titre "The Celebration Of The Lizard" (titre fleuve qui devait occuper une face entière de l'album) dont seule la partie centrale est conservée dans le titre "Not To Touch The Earth". Morisson, déstabilisé, peu motivé ou en panne d'inspiration; Robbie Krieger nous gratifie de trois titres de sa plume, sans doute parmi les meilleurs de l'album: "Wintertime Love" "Spanish Caravan" et "Yes, The River Knows". L'album n'est pas totalement déconnecté des préoccupations du temps ainsi que l'atteste la virulent charge antimilitariste du fabuleux "The Unkown Soldier" dont le dernier vers, "The war is over" ("La guerre est finie"), par sa simplicité même, se transforme rapidement en slogan politique des opposants à la guerre du Vietnam.
Un très bon album, un peu en-deçà des intouchables précédents albums mais cela est tout relatif.
The Soft Parade - 1969 
Après la sortie de Waiting For The Sun, Les Doors s'envolèrent pour l'Europe alors même que sortait le recueil de poèmes de Morrison. L'échec de ce recueil et du suivant blesseront profondément le chanteur qui ne s'en remettra jamais.
Jim paraît même assez désintéressé du Rock lors de la sortie de ce quatrième album: il ne compose "que" quatre titres sur les neuf de l'album, les autres étant signées Krieger. Disons le clairement, The Soft Parade à sa sortie fait craindre un épuisement du groupe, malgré le tube "Touch Me". Orchestrations trop clinquantes, compositions peu pércutantes. Il y a vait vraiment là de quoi choquer le fan lambda: l'orchestration différent, l'emploi de cuivres et de cordes. Outre le titre "Touch Me", succès commercial, il faut mentionner "Tell All The People" et "Shaman's Blues" qui se trouvaient alors au coeur des préoccupations du "Roi Lézard"
C'est donc d'un album moyen (par rapport à sa discographie, mais bon pour un album de Rock, éclipsé tout de même par les groupes de l'époque) qu'accouche le groupe avec peu de titres marquants. Cet album sonne comme une transition par laquelle le groupe essayait de se donner un second souffle. Cependant la note que l'on peut donner à un tel album est assez subjective dans le sens où certains apprécieront cet album pour les "défauts" cités plus haut: production excessive foisonnante de cordes baroques et de cuivres endiablés, éclatement et ouverture à de nouvelles contrées musicales (jusqu'à la country dans le sublime et kitchissime "Runnin' Blue"!).
Morrison Hotel - 1970 
En février 1970, les Doors effectuent un retour en force, avec Morrison Hotel leur cinquième album rock gorgé de blues reçu chaleureusement par la presse et les fans. Jim y signe certainement ses meilleures compositions: "Roadhouse Blues", "You Make Me Real" ou "Maggie M'Gill"., donnant l'impression que le groupe s'était fourvoyé et revenait vers ses fondamentaux. C'est sans doute leur album le plus rythm'n'blues, la guitare de Krieger puisant dans les racines du Vieux Sud. L'album parle d'amour ("You Make Me Real", "Queen Of The Highway", "Blue Sunday", "Indian Summer") sans abandonner des compositions plus élaborées aux paroles portant le lyrisme caractérisitique de Morrison ("Waiting For The Sun", "Land Ho!") ainsi que le sentiment de malaise qui dominait Strange Days ("Peace Frog","The Spy").
Cet album est qualifié par la presse du grand "retour des Doors! (cela dit, étaient-ils vraiment partis? Au regard de la concurence en cette fin de décennie 60's et début 70's, les Doors se devaient de cravacher dur pour se hisser au dessus de leurs nombreux rivaux)
L.A. Woman - 1971 
Morrison Hotel annonçait le retour des Doors aux fondamentaux: le bon vieux blues. La reésurrection se confirma su scène. Sort peu après un album live d'anthologie. Cependant Jim boit toujours de plus en plus et n'est bientôt plus que l'ombre de lui-même, empêtré dans les procès. Dans un sursaut créatif il réussit à conduire les Doors sur l'autoroute de LA Woman, chef d'oeuvre crépusculaire et cependant nerveux, parcouru par une voix profonde, grave et concernée. Morrison va aux bouts de ses visons: dans la chanson titre apparaît un mystérieux Mr Mojo Risin'. Anagramme de Jim Morrison, certes (je ne vous apprend rien)mais, et cela est moins connu, le blues fait constamment référence au mojo, philtre magique de l'amour et du bohneur.
Au-delà le groupe n'a sans doute jamais aussi bien joué. L'intro de "Riders On The Storm" justifie à elle seule le qualificatif de chef-d'oeuvre, et que dire de "The Changeling", de "Love Her Madly", de "L'America" et, bien sûr, du morceau titre ?
Ce dernier opus avec Morrison prend une tonalité beaucoup plus sombre ("The Cars Hiss By My Window" ; "Been Down So Goddam Long") bluesy ("LA Woman" ; "Riders On The Storm"), rock ("The Changeling" ; "Love Her Madly") et des textes travaillés comme en témoigne, "The W.A.S.P. (Texas Radio And The Big Beat)". Une critique unanime salue le disque, souvent considéré comme le meilleur du groupe. LA Woman est enregistré en dix jours seulement. Cette brièveté n'est pas sans rappeler l'enregistrement du premier disque. Le blues des débuts de "Back Door Man" auquel répond finalemnt le "Crawling king Snake" de John Lee Hooker. La boucle est bouclée, ou presque.
Jim s'abandonne complètement aux drogues et à la boisson. Le 3 juillet 1971, au matin, son amie le retrouve raide mort dans la baignoire, au 47 de la rue Beautreillis. Crise Cardiaque. Son corps est inhumé au Père Lachaise. Le mythe commence. Exploité en 1990 par Oliver Stone et le film The Doors. Comme le dit Miche Embarek dans son article sur les Doors, "le blues continue. Comme avant?"
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J'hésitais entre l'éponyme et LA Woman. Finalement, LA Woman, rien que pour Riders on The Storm.
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exactement pareil pour la même raison...
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J'ai jamais compris l'interet du dernier a part une ou deux chansons le restee n'a que peu de poids face aux compos d'avant
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J'ai pas tout leurs albums mais je vote Strange Days, mon deuxième disque de rock'n roll (après ma compil' Beatles) donc les chansons restent éternellement gravé dans ma mémoire.
*you're lost, little girl...*
j'ai voté pour le premier.
Mais sid la woman est genial... il a une putain d'ambiance, c'est le plus blues, la voix de Morrison est a son meilleur niveau y a deux des meilleur des dorrs ( rider on the storm et la woman ) et puis bon voila moi je le trouve genial ( mais pas autant que le premier )
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Totalement d'accord avec Sid. Les trois derniers Doors sont très moyens par rapport au trois premiers, particulièrement The Soft Parade!
Dernière modification par Macca (18-05-2008 00:56:14)
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Pour celui la je suis d'accord.
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Comme Jérôme...hésitation entre LA woman et l'album éponyme...Va pour the Doors (pour take it as it comes,l'adaptation du theâtre de Brecht avec Alabama Song,pour ....)
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euhhhh ... ben blanc pour moi parce que les Doors me laissent un peu de marbre. Y'a pas une compile pour voter ??
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TOUSSSS !!!! ocune difference entre ces albums , TOUS SUBLIMES !!!!
The Doors is the best headbang3:
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the Doors assez loin devant pour moi
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Ben moi j'ai voté LA Woman. Son côté blues-de-bastringue fait que certains n'aiment pas ce disque, mais pour moi c'est l'un des albums les plus beaux et les plus sincères enfantés par le rock. Riders On The Storm me mettrait presque les larmes aux yeux...
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Ulysse Angus a écrit:
Ben moi j'ai voté LA Woman. Son côté blues-de-bastringue fait que certains n'aiment pas ce disque, mais pour moi c'est l'un des albums les plus beaux et les plus sincères enfantés par le rock. Riders On The Storm me mettrait presque les larmes aux yeux...

Assez d'accord avec toi...
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Des bons morceaux sur tous leurs disques, mais le premier (éponyme) et le dernier (LA Woman) ont quand-même un réel supplément d'âme. Aujourd'hui, je prends l'éponyme mais ça varie selon l'humeur.
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